Sylvestre & Isabelle .Isabelle et Sylvestre en vacances au Pérou
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Puno
est une ville sans grand caractère. Elle donne l'impression de
surtout vivre grâce au lac même si les touristes préfèrent descendre jusqu'à Copacabana en Bolivie.
Après
une matinée a souffler, on part a Sillustani. Situé a l'ouest de la
ville de Puno, c'est une sorte de presqu'île au milieu d'un lac de
taille moyenne (sans doute était-il relie au lac Titicaca a une autre époque).
En
haut de cette presqu'île se trouve des tombeaux funéraires
d'importantes personnalités.
Ces
tombeaux ont comme particularité d'être circulaires et de s'étaler au
travers de l'historique. Chaque civilisation est reconnaissable grâce
a son degré de finition du tombeau. Ainsi, les Incas qui maîtrisaient le travail de la roche à la perfection étaient capable
de produire des monuments quasi-parfaits.

Malheureusement,
le temps est catastrophique : il pleut, il vente et il fait froid. En
plus, le guide est franchement nul et ponctue toutes ces phrases par
un insupportable 'no ¿' (Isabelle m'expliquera que c'est
normal en Espagnol).

Bref,
faudra revenir une autre fois avec un guide moins nul et un temps
plus clément.Ensuite,
on expérimentera une fois de plus l'aptitude des tours opérateurs a
rajouter des choses au programme qui n'ont rien a voir avec ce que
l'on est venu voir. Cette fois, c'est une maison traditionnelle.
Enfin, qu'ils disent. C'est donc 4 cabanes en papier-maché, un mec
qui fait des démos a la con, et deux femmes qui préparent des trucs a
manger; certes bon, nos estomacs s'en rappellent (surtout celui
d'Isabelle).
Bref,
j'y (Sylvestre) crois pas vraiment surtout lorsque leurs téléphones
portables sonnent avec des musiques de folie, que le mec est bien
manucuré et qu'il a encore plus froid que nous.

On cédera quand même un pourboire de rigueur mais n'ayant plus de liquide
péruvien, on laisse 20 centimes d'euros (on est généreux, n'est ce
pas ?)









Merveille du monde, le Machu Picchu est une cité Inca. 2000 personnes y vivaient. On pense qu'il s'agissait de notables, religieux et scientifiques. On pense qu'elle fut construite en 150 ans (même si il reste une partie inachevé).
Il existe deux raisons principales quant à son abandon. La première est qu'une guerre civile faisait rage dans le monde Inca affaiblissant les Incas, la second est qu'ils ont préféré abandonnée la ville plutôt que les Espagnols ne la découvre et la détruise.
Elle fut redécouverte (scientifiquement) par un historien américain en 1911. Presque 100 ans après la découverte, la ville est ouverte aux riches touristes.
Riches car visiter le Machu Picchu est vraiment hors de prix. 77 US$ de train, 12 US$ de bus, 37 US$ pour l'entrée.
Malgré tout, ça vaut le coup.
Le train roule dans le fond d'une vallée dans lesquels on trouve de nombreux vestiges inca jusqu'à un bled du nom de Aguas Calientes (qui tire son nom des sources chaudes) dans une atmosphère tropicale.
Le Machu Picchu est vraiment magnifique. Sur plusieurs kilomètres carrés, en haut d'une montagne entouré par le mont Machu Picchu et Wayna Picchu, une ville entière vielle de 500 ans est en grande partie intacte.

Après une visite guide très intéressante sur laquelle on reviendra dans un autre message, je (Sylvestre) va à l'assencion du mont Wayna Picchu qui surplombe la ville. Une marche à pic indiquée d'une heure (30 minutes pour moi) qui emmène en haut de la montagne sur laquelle se trouvent encore des hallucinants vestiges tant c'est vertical.







On commence aujourd'hui les clichés du Pérou, c'est-à-dire le reste de la civilisation Inca. Pour faire crescendo et pas commencer directement par le nec plus ultra, à savoir le Machu Pichu, on va passer la journée dans le nord de Cusco.
Pisac et la première étape. C'est un bled à 50 minutes de bus.
On prend les bus empruntés par les Péruviens eux mêmes, c'est bigarré, pas cher (0.5 euro par personne), bruyant (musique péruvienne) pas super safe mais c'est ce que l'on cherche ! .
La ville Pisac est au coeur d'une vallée. L'ancienne cité était sur les flans d'une des montagnes environnantes. C'est un des anciens points cardinaux de l'empire Inca qui est représenté par le Serpent (l'intelligence). On a découvert pas mal de choses sur la culture pré-colombienne même si j'(Sylvestre) avoue je passe malheureusement à coté de pas mal de choses.
On arrive dans le village, on prend un taxi pour nous emmener sur la partie haute des ruines. Un guide parlant un anglais d'un niveau rare pour la région nous propose de nous accompagner pour les deux heures de la balade dans les ruines (pour 10 US$, on va pas se faire prier).
Il nous explique que comme la plupart des cités Inca, cette ancienne ville est séparée en 4 parties bien distinctes :
* les religieux et dirigeants
* les militaires

* les fermiers
* le reste
On sent bien que dans ses propos, une rancoeur reste envers les Espagnols qui les ont pillé, détruit et massacré comme peu de pays colonisateurs ont pu le faire. Il nous racontait qu'ils ont pillé les tombes pour récupérer les objets en or pour les refondre.
Les térasses qui parsèment les montagnes et les ruines étaient utilisées pour faire pousser les nombreuses espèces de mais et de patates. Malheureusement, la saison humide étant passée de 6 mois à 3 mois, elles ont toutes été abandonnées.
Une fois la balade terminée, on descend à pied des ruines (belle balade), on fait le marché du village et on reprend le bus entouré de péruviens dont c'est le quotidien pour aller à d'autres ruines.
La première était un temple où les rois des Inca (qui vivaient à Cusco) venaient pour effectuer des rites.

La ruine suivante était un point de contrôle sur le chemin de l'Inca originel. Un soit disant étudiant nous propose de nous faire visiter les ruines. Après nous avoir répété 3 fois les mêmes choses et nous avoir allégé de 3 US$, on repart voir les dernières ruines de la journée. Magnifiques !
Une série de trois murailles qui forment une sorte de petit labyrinthe. Des pierres de plusieurs tonnes littéralement collées les unes contre les autres. Tellement qu'il n'est pas possible de faire passer une aiguille entre.
Les murailles surplombent tout Cusco et on a du sommet une superbe vue de la ville.

On met des photos panoramiques dès que l'on a le soft pour le faire.
Levé 3 heures du matin, c'est là que je suis content de ne pas être encore synchronisé au niveau du décallage horaire.
Direction l'aéroport de Lima pour un vol de trois quart d'heure en direction de Cusco.
Cusco, le nombril du monde en langue Quecha (Inca), est une ville avec un fort patrimoine historique. fondée par l'inca Manco Capac au XIe siècle et accessoirement le point de départ des excursions pour le fameux Machu Pichi et d'autres vestiges tout aussi remarquables.
On a réservé dans une sorte de Bed & Breakfast qui nous a été conseillé par Cecilia. Le propriétaire est un petit vieux de 70 ans qui vient nous chercher à l'aéroport (posé à 7 heures). Sa femme et lui sont adorables et nous conseillent sur les choses à faire dans le coin.
Après une bonne sieste pour s'accoutumer à l'altitude, au manque de sommeil et à la température, on part à la découverte de cette ville.
On sent rapidement après quelques marches que la fatigue est très rapide du au manque d'adaptation du corps au manque d'oxygène (et il parait que ça sera encore pire dans le sud du pays).
Cusco est une ville tout à fait charmante, très coloniale (ça me rappelle le coeur de Salvador do Bahia et ça rappelle à Isabelle le Guatemala).

On a passé notre journée à déhambuler dans les ruelles de cette ville, à regarder un peu l'artisanat péruvien, bref, à prendre nos marques.

Quelques photos de la place principale de la ville qui a vu des chefs inca exécutés et leurs têtes exposées ...

Après quelques années sans avoir remis les pieds en Amérique du Sud, m'y revoici !
Cette fois, c'est le Pérou !! (ah ah ah). Je profite du fait qu'Isabelle vienne y travailler quelques temps pour découvrir ce pays en sa compagnie.
Ce pays mysthique fait rêver. Un peu à la manière de l'Australie, le pérou dégage un "je ne sais quoi" provenant sans doute l'héritage des Incas et des autres civilisations disparues des Andes, les montagnes sans fin, les citadelles perdues...
Plus éloigné des clichés, on se pose à Lima, capitale du pays fondé par Pizarro (Fils abandonné d'une protistuée, ancien porcher illetré puis soldat dans les armées d'Itale dixit le Routard). Une ville tentaculaire de 8 millions d'habitants (soit grosso modo un tier du pays).
Après un joli paquet d'heures de vols via les US, Eduardo vient nous chercher à l'aéroport. Il est le taxi attitré de Cecilia, une amie d'une amie d'une amie d'Isabelle chez qui elle restera pendant les quelques semaines où elle travaillera dans les bureaux de l'UNESCO-Pérou.
Pourquoi taxi attitré ? Parce que 1 véhicule sur 7 au Pérou est un taxi et que n'importe qui peut s'improviser taxi ce qui entraine certains problèmes comme des sortes de Kidnapping où l'on doit payer soit même sa rançon (elle est où la classe colombienne là ?).
Dès le début, on sent l'ambiance du pays "non-occidental", un bordel ambiant (une plaie digne de Paris pour sortir du parking), un respect des règles un peu spécial (pourquoi s'arrêter aux feux la nuit alors qu'il n'y a personne ?), une disproportion totale entre les pauvres et les riches...
Donc on arrive chez Cecilia. Elle s'occupe d'accueillir des volontaires étrangers qui veulent s'impliquer dans l'humanitaire, l'aide aux pauvres, etc. Elle est donc en permanence avec des étrangers et parle donc un anglais plus que correct (ce qui m'arrange vu mon niveau d'espagnol proche de 0). On reste donc chez elle vu qu'elle a met à disposition une chambre pour 13 US$/nuit (les Nouveau Soles et les Dollars sont les deux monnaies du pays).
On apprécie fortement le fait de pouvoir partager et discuter avec une péruvienne pure jus.
Après un bon petit déjeuner, Cecilia nous emène faire le tour de son quartier, Miraflores. C'est, d'après Isabelle et Cecilia, le quartier le plus agréable à vivre car sécuritaire, charmant, pas loin de la mer et qui bouge le soir.
Première surprise, Lima est recouvert d'une brume/brouillard généralisé. A une cinqentaine mètres d'altitude, les sommets des quelques tours sont cachées par une brume qui, dit-on, n'est pas lié à la polution mais à la présence de l'océan pacifique.
On fait donc le tour du charmant quartier de Miraflores pour aller jusqu'au bord de mer qui est surplombé d'une centaine de mètre de hauteur par la ville puis on longe la cote juste qu'à revenir jusqu'à notre point de départ.

On part ensuite en voiture plus loin dans Lima chez Kathie pour le repas. Kathie est une ancienne de l'UNESCO qui a quitté l'agence grosso modo quand Isabelle est arrivée et elles partagent de nombreux amis communs. Donc on est encore invité pour notre plus grand plaisir chez des locaux (surtout que l'on mange et que l'on boit des spécialités du pays).
On parle de tout et de rien en mélangeant les trois langues (le mari de Kathy ne parlant pas anglais, Cecilia ne parlant pas français et moi ne parlant espagnol) tout en mangeant des bons plats péruviens dont j'ai déjà oublié les noms.

On apprend un peu l'histoire de leurs familles. Les ancêtres de Cécilia sont une famille européen dont les deux frères sont venus immigrés en Amérique du Sud (Pérou pour l'un et Argentine pour l'autre), le premier ayant eux 4 femmes et le second 3, leur lignée est importante.
Pour Kathie, un de ses grands pères est d'origine chinoise. Il est arrivé lorsque l'esclavagisme a été aboli et qu'il fallut trouver de la main d'oeuvre bon marché.
Ensuite, ils nous accompagnent pour nous faire découvrir Lima et les deux fameuses places Plaza Mayor and Plaza San Martin. Le centre ville est assez joli même si globalement manquant un peu de caractère.

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